Il arrive peu de fois, dans la vie d'un homme, que l'on puisse rencontrer un être qui sort totalement de l'ordinaire ; qui n'est pas fait comme les autres ; qui pense avec l'expérience que l'âge apporte ; qui porte en lui un amour démesuré pour quatre choses : la Russie, le Tzar Nicolas II, Dieu et le Canada.
Apparemment, ces quatre choses ne semblent pas entièrement conciliables. Disons qu'elle semblerait se concilier par deux ou par trois, mais que le quatrième élément de rébus soit plus soit incompatible avec les autres.
Un entretien avec le Père David Shevchenko - par J. M. Wyl.
De plus, lorsque vous rencontrez un homme de 82 ans qui vous dit, sans rire : « dans vingt ans je pourrai visiter toutes les paroisses à l'aide d'un hélicoptère ! »... Cela vous donne à réfléchir.
« Je suis né le 24 juin 1891, en Ukraine ». Le règne de l'empereur Alexandre III achevait (1894). On assistait à une politique de réaction et de russification, à la séparation politique de la réussite avec l'Allemagne et de la signature du traité d'alliance avec la France, signé en 1892.
Nous vous communiquons ici le texte d'un article qui est paru dans le journal "L'Echo", le 26 janvier 1972. A cette époque, le Père David avait 81 ans. Il décéda en 1982, soit dix ans après qu'ait eu lieu cet entretien.